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Thursday, February 21, 2008

grameen credit agricole

thanks very good to see that france is leading the way with real base of pyramid partnerships - danon being the first, this perhaps the second, one of the water compaies is on the verge of a filtration partnership to reove arsenic from water so I gather

this seems to me to be a whole new level of csr leveraging a corporation's core competemce; if my intuition of the very tight CEO networks n paris is correct, I am hopeful that we may not have seen anything yet in terrms of French leads in real csr

Une fondation au service de la microfinance

Le Crédit Agricole et la Grameen Bank, l’institution créée par le Professeur Muhammad Yunus, pape du microcrédit et prix Nobel de la paix 2006, donnent naissance à une fondation dotée de 50 millions d’euros : la Grameen - Crédit Agricole Microfinance Foundation. Celle-ci mettra à disposition des institutions de microfinance (IMF) des solutions complètes de financement (crédits, garanties etc.).Il existe actuellement plus de 10.000 IMF dans le monde qui gèrent pour 30 milliards de dollars d’encours de crédit. A l’occasion du lancement de cette initiative, rencontre exceptionnelle avec Muhammad Yunus et Georges Pauget, le directeur général de Crédit Agricole SA.
Monsieur le Professeur, pourquoi avez-vous choisi de vous associer avec le Crédit Agricole ?Muhammad Yunus : Nous avions contacté des établissements bancaires de cette envergure et de fait, le Crédit Agricole est le seul à nous avoir répondu. Nous partageons aussi une démarche similaire et leur enthousiasme m’a convaincu de nous associer. Il reste aujourd’hui à apporter la démonstration au monde que la microfinance peut fonctionner correctement pour briser le cercle vicieux de la pauvreté. La pauvreté n’est pas un phénomène naturel. C’est le système, en empêchant aux plus pauvres d’accéder au crédit, qui en est responsable. Quels territoires la fondation compte investir en priorité ?M.Y : L’Afrique constitue pour nous une priorité. Le taux de pénétration du microcrédit y reste faible : 8,5% contre 38% pour l’Asie et 11,6% pour l’Amérique Latine. Nous pouvons apporter un soutien technique important en Afrique. De nombreux programmes d’aide au développement ont été mis en oeuvre et ont donné des résultats limités alors que la microfinance est parfaitement adaptée, en particulier à la situation des femmes africaines.Pourquoi le Crédit Agricole s’implique dans la microfinance ?Georges Pauget : En parallèle de notre développement à l’international, il nous a paru important de prendre des initiatives qui rappellent notre spécificité. Nous avons pris contact avec le professeur Muhammad Yunus pour regarder comment nous pouvions contribuer à accélérer le développement des institutions de microfinance dans le monde. Nous avons alors décidé de créer une fondation pour marquer le caractère désintéressé de l’initiative et fournir aux institutions de microfinance (IMF) en phase de démarrage les moyens d’aller plus loin grâce aux garanties financières que cette entité va pouvoir délivrer. Notre premier regard se porte d’abord vers l’Afrique.En quoi ce partenariat est-il novateur ?G.P : C’est la première fois que la Grameen Bank s’associe à un établissement bancaire de dimension internationale. En analysant les conditions de développement de microfinance, nous avons senti qu’il manquait un maillon dans le dispositif. Cet appui financier peut être apporté dans des conditions efficaces, compte tenu de notre histoire et de notre savoir-faire. A titre d’exemple, nous avons suscité la création en 1995 de la banque coopérative agricole d’Arménie. Aujourd’hui, ACBA Bank est la première banque d’Arménie et nous détenons 28% de son capital. C’est une banque dynamique et profitable qui était fondée à l’origine sur des principes de microcrédit et de système coopératif.Vous allouez 50 millions d’euros à cette fondation. C’est un début ?G.P : Nous allons compléter le dispositif financier car des investisseurs souhaitent s’associer dans le cadre de fonds ISR (Investissement socialement responsable). Nous bénéficions d’une certaine expérience dans ce domaine. Nos encours ISR dépassent les 1,5 milliard d’euros. La dotation initiale de 50 millions constitue néanmoins un bon départ.
Propos recueillis par Julien Gautier

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